Le prêt à taux zéro finance jusqu’à 50 % d’un achat immobilier sans aucun intérêt. Réservé aux primo-accédants sous plafonds de revenus, ce prêt garanti par l’État couvre le neuf sur tout le territoire et l’ancien avec travaux en zones B2 et C. En 2026, le dispositif élargi ouvre l’accession à davantage de ménages français.
Fonctionnement du PTZ : un prêt complémentaire sans intérêts
Le PTZ n’est pas un prêt autonome. Il vient en complément d’un crédit principal souscrit auprès d’une banque. L’État prend à sa charge la totalité des intérêts, ce qui réduit le coût global de votre emprunt de plusieurs milliers d’euros.
Aucun frais de dossier ne s’applique. Le montant accordé dépend de trois critères : la zone géographique du bien, sa nature (neuf ou ancien avec travaux) et la composition de votre foyer. Sur un achat à 250 000 euros en zone B1, le PTZ atteint 125 000 euros — soit la moitié de l’opération financée à 0 %.
Le site officiel service-public.fr recense les plafonds actualisés et les démarches à effectuer auprès de votre établissement bancaire. Avant de lancer votre demande, prenez connaissance des étapes clés d’un achat immobilier pour structurer votre projet.
Qui peut obtenir le PTZ en 2026 ?
Trois conditions principales déterminent votre éligibilité :
- Primo-accédant : vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux dernières années
- Résidence principale : le logement financé doit être occupé dans l’année suivant l’achat
- Plafonds de revenus : vos ressources ne doivent pas dépasser les seuils fixés selon la zone et la taille du foyer
Une exception existe pour les personnes en situation de handicap ou victimes de catastrophes naturelles. Ces profils restent éligibles même s’ils ont été propriétaires récemment.
Le revenu pris en compte correspond au revenu fiscal de référence de l’année N-2, celui qui figure sur votre dernier avis d’imposition. En 2026, pour une demande déposée entre janvier et décembre, ce sont donc vos revenus 2024 qui comptent.
Zonage A, B, C : où se situe votre commune ?
La France est découpée en cinq zones reflétant la tension du marché immobilier local. Ce classement détermine à la fois le montant du PTZ et les plafonds de revenus applicables.
- Zone A bis : Paris et 76 communes de petite couronne, marché le plus tendu avec des prix au mètre carré dépassant 10 000 euros
- Zone A : agglomérations de plus de 250 000 habitants, Côte d’Azur et partie française de l’agglomération genevoise
- Zone B1 : agglomérations de 150 000 à 250 000 habitants, grande couronne parisienne, villes comme Bayonne, Annecy ou La Rochelle
- Zone B2 : agglomérations de 50 000 à 150 000 habitants et communes périphériques des grandes métropoles
- Zone C : reste du territoire, zones rurales et petites villes
L’ANIL (Agence nationale pour l’information sur le logement) met à disposition un simulateur complet. Renseignez votre commune pour connaître votre zone et estimer le montant de votre PTZ.
Plafonds de revenus (foyer de 2 personnes)
| Zone | Plafond annuel |
|---|---|
| Zone A bis | 51 800 € |
| Zone A | 51 800 € |
| Zone B1 | 42 000 € |
| Zone B2 | 37 800 € |
| Zone C | 33 600 € |
Ces seuils sont révisés chaque année. Un couple gagnant 40 000 euros par an accède au PTZ en zones B1, B2 et C, mais pas en zone A.
Montant et quotité : combien finance le PTZ ?
La quotité représente la part du coût total de l’opération couverte par le prêt à taux zéro. Elle varie de 20 % à 50 % selon la zone et le type de bien.
| Zone | Neuf (quotité max) | Ancien avec travaux (quotité max) |
|---|---|---|
| Zone A bis | 50 % | Non éligible |
| Zone A | 50 % | Non éligible |
| Zone B1 | 50 % | Non éligible |
| Zone B2 | 40 % | 40 % |
| Zone C | 40 % | 40 % |
Concrètement, pour un appartement neuf à 200 000 euros en zone A, le PTZ couvre 100 000 euros. Les 100 000 euros restants sont financés par un prêt classique et votre apport personnel. Pensez à comparer les offres d’assurance emprunteur : sur un tel montant, l’écart entre deux contrats dépasse souvent 8 000 euros.
PTZ dans l’ancien : quels travaux sont exigés ?
L’ancien avec travaux reste accessible uniquement en zones B2 et C. La condition : les travaux doivent représenter au moins 25 % du coût total de l’opération.
L’objectif est d’améliorer la performance énergétique du logement. Après rénovation, la consommation doit passer sous 331 kWh/m²/an, ce qui correspond à une sortie des classes F ou G du DPE. Les travaux éligibles couvrent cinq catégories :
- Isolation des murs, toitures et planchers
- Remplacement des fenêtres et portes donnant sur l’extérieur
- Installation ou remplacement du système de chauffage
- Mise en place d’une ventilation performante
- Production d’eau chaude sanitaire
Sur le terrain, ces travaux ouvrent aussi droit à MaPrimeRénov’ et aux certificats d’économies d’énergie (CEE). Les deux dispositifs sont cumulables avec le PTZ. Consultez notre guide sur les aides à la rénovation énergétique en 2026 pour identifier toutes les subventions accessibles.
Avant de signer, vérifiez que les diagnostics immobiliers obligatoires ont bien été réalisés. Le DPE conditionne directement votre éligibilité au PTZ ancien.
Durée de remboursement et différé : un calendrier avantageux
La durée totale du PTZ s’étend de 20 à 25 ans. Le mécanisme central repose sur le différé de remboursement : pendant une période de 5 à 15 ans, vous ne remboursez que votre prêt principal. Le PTZ reste en attente, sans générer aucun coût.
Plus vos revenus sont modestes, plus le différé est long. Pour les tranches les plus basses, le remboursement du PTZ ne démarre qu’après 15 ans. Résultat ? Vos mensualités restent contenues durant la phase la plus critique de votre budget.
Exemple chiffré : sur un PTZ de 80 000 euros avec un différé de 15 ans et un remboursement sur 10 ans, la mensualité PTZ s’élève à 667 euros par mois — mais uniquement à partir de la seizième année. Les quinze premières années, cette ligne budgétaire reste à zéro.
Prochaine étape : simuler votre PTZ
Rendez-vous sur le simulateur de l’ANIL pour calculer votre montant éligible. Rassemblez votre dernier avis d’imposition, identifiez la zone de votre commune et chiffrez votre projet. Un courtier spécialisé optimise le montage financier en combinant PTZ, prêt principal et aides complémentaires. Les dossiers déposés tôt dans l’année bénéficient de délais de traitement plus courts — un avantage concret quand le marché se tend.